vendredi 26 mai 2017

La naissance, ce traumatisme


Quand on y pense, ce n’est déjà pas facile pour nous de mettre au monde, mais pour l’enfant à naître, quel traumatisme! 
 Quand on y pense, bébé passe 9 mois dans notre ventre. Tout est humide, chaud et sombre. Il n’a pas à se casser la tête à respirer, ni manger, le placenta fait tout pour lui. Le bruit de notre cœur est constant pour le rassurer ainsi que notre voix. 

Quand on y pense, à l’accouchement, il se retrouve écrasé, poussé hors de son cocon douillet. Tout d’un coup, une lumière aveuglante l’accueille suivie d’un grand froid sur la peau. On libère sa bouche et ses narines et tout d’un coup, la première bouffée d’air entre dans ses poumons, BAM! il doit respirer par lui-même. 

On l’enroule dans une couverture sèche et arrive la faim. Ce qu’il n’avait jamais ressenti, pauvre bébé. Le bruit ambiant n’est plus le même, il n’entend plus notre cœur et les sons ne sont plus flous, mais intenses. 

Je comprends le premier cri, quel traumatisme de naître! Une chance qu’à la sortie, maman et papa sont là.




jeudi 25 mai 2017

Hommage à mon amoureux

La fête des Mères est passée récemment. Sur les groupes de mamans, plusieurs se sont plaintes de leur conjoint, parce qu’il n’a rien fait pour la fête des Mères… Moi, je plains leur chum, ça doit être lourd à porter… 

Ma vision d’un bon conjoint est qu’il va penser à sa partenaire, qu’il y ait une fête ou pas, qu’il va l’aider dans les tâches ménagères ainsi qu'avec les enfants, qu’il va être attentionné envers elle. 

Pourquoi ces filles se créent des attentes lors d’une fête quelconque puis qu’ensuite elles vont chialer sur un groupe que leur chum n'a rien fait? Et, je me demande, avez-vous déjà vu un gars se plaindre que leur blonde l’a oublié? C’est fou comment est-ce que nous, les filles, sommes exigentes. 

 Oui, je suis entièrement d’accord que c'est gentil, plaisant, flatteur de se faire dire : « T'es une bonne maman. Merci pour tout. Je t’aime. » Qui n’aimerait pas ça? Par contre, démontrer son amour, sa reconnaissance, faire des petites attention envers l’être aimé ne doit pas se faire juste lors des fêtes, mais régulièrement. 

C’est pour cela que je veux rendre hommage à mon homme, mon amoureux, mon complice, mon meilleur ami. Nous nous complétons super bien à la maison. Il est là pour m’épauler, m’écouter, m’aider. Parfois, je me réveille avec un petit mot d’amour, comme ça, sans raison, simplement pour me dire combien il m’aime. C’est un homme attentionné qui complimente beaucoup. J’ai la chance de l’avoir. 

 Je t’aime mon amour! XOXO



mercredi 24 mai 2017

Vivre dans la peur


Aujourd'hui, j'aborde un sujet qui me rend malade, malade de cette société, malade de ce que l'être humain peut faire pour une idéologie, une croyance, bref une simple façon de penser.

Ce lundi soir, alors que plusieurs célébraient le concert de la chanteuse pop Ariana Grande dont plusieurs enfants, un acte des plus terribles se produisit à la fin des festivités ; un autre attentat de la part d'un être sans cœur fut perpétré et cela ne fait qu'ajouter une couche sur mon inquiétude parentale qui grandit chaque jour. Je vis maintenant dans la peur même lorsque je vais faire mon épicerie. Je me remets également dans ma peau de pré-adolescente toute heureuse d'aller à mon premier concert, il y a 15 ans, insouciante et qui n'aurait jamais cru qu'une telle chose pouvait se produire dans un moment aussi merveilleux.

Lorsque la mort happe des gens par des causes naturelles, on appelle ça le cycle de la vie, mais lorsque la mort frappe en de telles circonstances, moi j'appelle ça de la barbarie pure et simple. Vivre dans la peur est quelque chose qui ne devrait pas exister. Nous sommes en 2017, allons-nous attendre que l’espérance de vie revienne comme il y a 100 ans? Lorsque la peur rongeait les hommes les plus braves?

Nul doute que le pire mal sur Terre est la bêtise humaine en général. Cet être humain égoïste et ancré toujours dans ses propres principes et qui se fout du reste du monde.

 Avec la naissance de mes enfants, je prends conscience de tellement de choses lorsque ce genre de situations se produit. Et si mes enfants étaient victimes de ce genre d'événements? Puis, je tente de pousser cette idée le plus loin possible dans mon esprit, mais la vérité est qu'aujourd'hui, c'est quelque chose dont on doit vraiment se préoccuper et cela me désole.

 En ce jour si triste, toutes mes sympathies vont aux familles des disparus et à ceux qui n'ont pas encore eu de nouvelles alors qu'ils connaissaient des gens qui se trouvaient sur place. À chaque instant, je tente de me mettre à la place des familles qui reçoivent l'appel, cet appel tant redouté qui vous annonce qu'une partie de vous n'est plus.

Ces drames qui se produisent trop souvent ne détruisent pas seulement la vie des victimes et de leurs proches,mais aussi tout l'espoir d'un pays, de plusieurs pays même ainsi que leurs habitants.
Lundi soir c'est plusieurs nations qui pleur ce drame.








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lundi 15 mai 2017

Soit fort

Aujourd'hui, c'était la première fois que je pleurais, car on a déjà commencé à t'ignorer malgré ton plus jeune âge et je ne peux rien faire pour t'en protéger.

 Heureusement, tu ne t'en apercevras même pas, du moins pas cette année ... Mon cœur de maman, lui, a mal, car je le sais ce qui s'en vient pour toi. 
Moi aussi depuis que je suis toute petite les gens n'ont pas de temps à me consacrer. On s'habitue, oui c'est vrai, mais ça fait mal. Ça va toujours faire mal et j'aurais tellement aimé te protéger, t'épargner tout cela. J'aurais tellement aimé que tu ne passes pas dans les mêmes traces que moi, ta maman. 

Maintenant, mon devoir sera de te permettre de devenir une personne forte qui va être capable de passer par-dessus tout cela, même si je ne suis pas personnellement si forte. Détrompe-toi mon petit, tu auras le droit d'avoir de la peine comme tout le monde. 

 De mon côté, je veux que tu sois heureux malgré tout et je t'assure que je serai toujours là pour toi.



Ma petite maman

Ma petite maman, je me demande si lorsque j’étais dans ton bedon tu t’inquiétais à savoir si tu allais être à la hauteur de ton rôle de mère, je me demande si tu pensais qu’élever un enfant serait une tâche difficile et si tu savais déjà que tu devrais te mettre de côté pour moi. 

Pour toi maman, je voudrais dire ces quelques mots: dès que tu as enfilé le costume de mère tu n'as plus été qu'une simple personne, tu as également rempli plusieurs autres rôles tel que psychologue, médecin, chef cuisinier, professeur et j'en passe. Tes magnifiques valeurs et tes nombreuses qualités sont devenues les miennes. Ton courage et ta persévérance sont ce qui m'a permis de devenir la personne que je suis devenue. Tes encouragements et ton amour m'ont donné cette confiance en moi qui m'ont aidée à passer au-travers et réussir cette épreuve difficile qu'est la vie. 

 Pour toi ma mère, mon ange gardien, ma meilleure amie, je voulais te remercier de m'avoir permis d'être quelqu'un, quelqu'un qui a maintenant également la chance d'être une mère qui j’espère remplira son rôle aussi bien que tu l'as fait et que tu continues à le faire. 

Le jour de la fête des Mères n'est pas une journée de l'année particulière, car pour moi, chaque jour est une journée où tu devrais recevoir de l'amour et de la reconnaissance pour tout ce que tu accomplis et c'est pourquoi je m’affaire régulièrement à te démontrer que tu es quelqu'un de spécial. 

Une maman est amour. 
Une maman est patience. 
Une maman est espoir. 

Une maman, c'est un trésor que l'on doit chérir tous les jours de notre existence parce que c'est elle qui nous a offert ce si beau cadeau. 

 Je ne te le dirai jamais assez, mais merci maman, Je t'aime.



vendredi 12 mai 2017

Streptocoque A

En Septembre 2013, 2 jours après l’accouchement de Coquine, une infection de l’utérus ainsi que la «bactérie mangeuse de chair» me frappèrent.

Ce fut toute une épreuve pour notre famille, Poupée en a été marquée pendant quelques mois, et principalement pour mon Chéri qui devait jongler avec un nouveau-né (premier pour lui) ainsi que mes grandes qui étaient avec nous durant cette semaine. Par chance, nous avons eu de l’aide de notre entourage durant cette période. Et, heureusement, tout s’est bien terminé pour moi!

Connaissez-vous Marie-Sol St-Onge? Elle est auteure, conférencière et artiste peintre, c’est mon idole, je l’admire! Le 8 mars 2012, elle entre à l’hôpital. Elle a eu la « bactérie mangeuse de chair » et malheureusement, « l’Éverest leur tomba sur la tête ». Elle est quadruple amputée, elle échappe de justesse à la mort et malgré tout ça, elle sourit et croque dans la vie. Elle a une joie de vivre très contagieuse! Je l’ai rencontrée en personne en avril dernier. J’ai écouté sa conférence, avec concentration et j'ai été très touchée par son témoignage vibrant! Si vous avez la chance, allez la voir!
Voici une brève définition : Le streptocoque du groupe A, une bactérie très courante, ne causant pas de problèmes graves chez la plupart des personnes, mais qui peut être mortelle lorsqu’elle devient invasive.
Qu’est-ce qu’une infection au streptocoque du groupe A invasive (SGA)?
L’infection à SGA est considérée invasive lorsqu’elle est située dans des endroits inhabituels du corps, qui sont normalement stériles, (le sang, les fluides entourant le cerveau ou les membranes des articulations ou des muscles). Elle est également considérée comme invasive si elle est à l’origine d’infections graves comme la fasciite nécrosante, appelée «maladie dévoreuse de chair».
Source: http://ottawa.ca/fr/residents/sante-publique/maladies-et-conditions-medicales/maladies-transmissibles/infection-au

En terminant, j’ai vécu deux épisodes où j’ai failli y passer, où j’ai été chanceuse dans ma malchance, où j’ai frôlée la mort. Même si cette phrase revient souvent, il se peut que nous l’oubliions, alors je me permets de vous la redire : profitez de chaque petit moment que la vie vous donne. Dites à vos proches, vos enfants que vous les aimez, collez-les, embrassez-les, serrez-les dans vos bras. La vie est si fragile!!
XOXO



mercredi 3 mai 2017

Vous avez changé ma vision de la vie


Avant de vous avoir, ou même de m’imaginer être maman un jour, j’avais une vision de la vie tellement différente de maintenant. J’avais toujours vu la mort d’un point de vue positif. Je l’avais toujours vue comme une porte de sortie, comme une option, sans nécessairement penser au suicide. 

On parlait d'apocalypse, je disais spontanément aimer mieux mourir que de me battre pour vivre. On parlait de cancer, je disais préférer abandonner que souffrir. Je n’avais pas envie de faire d’efforts. Je faisais partie des gens qui disaient, à quoi bon se priver de malbouffe, de soleil, de boisson énergisante si, de toute façon, on va tous finir par quitter cette terre un jour. 

Pourquoi passer sa vie à faire attention quand nous n’avons pas vraiment le contrôle sur la durée de notre passage sur Terre? Et finalement, vous êtes apparus dans ma vie, et je pense maintenant totalement le contraire. 

Je me rends compte à quel point j’ai pu être égoïste. 
Dorénavant, je veux être présente pour vous, aussi longtemps qu’il sera possible de le faire. Je veux pouvoir vous accompagner dans toutes les étapes de votre vie. 
Je veux être un modèle de force, de détermination, si jamais j’ai à être malade. Je ne veux plus partir avant de m'être battue, je ne veux jamais que vous vous sentiez abandonnés. 

 Aujourd’hui, j’ai envie de prendre soin de moi, de bouger, de manger mieux. Pour vivre plus longtemps et en santé, mais aussi pour être encore en forme à 80 ans. Je sais à quel point on aime nos parents. Je sais, que vous m’aimerez probablement autant que moi, j’aime ma maman. 
Je ne m’imagine pas sans elle et je ne veux pas que vous appreniez à vivre sans moi.